mardi 7 août 2007

Paris au mois d'août

L'été est enfin arrivée sur Paris! Avec en prime les vacances des parisiens. Le metro est désert, les restos, les boulangeries, les boutiques, alouette! presque tout est fermé pour le mois d'août. C'est l'occasion rêvée de faire la touriste! Tout a commencé, avec Charles et son amie Véro, dans les jardins de versaille pour faire un picnic et assister au ballet Le lac des signes. Le décor est magnifique. Le ballet est très bien mais le ballet classique c'est un peu trop placé à mon goût: ça manque de désordre, de chaos. Et la fin de semaine dernière, je suis monté à la butte Montmartre. C'est un quartier magnifique et la vue en haut du dôme du sacré coeur est wow! Puis dimanche, comme il fesait un temps magnifique, que je n'avais pas de crème solaire et qu'à paris tout est fermé le dimanche, je me suis cherché de l'ombre. Je suis allé marcher la promanade plantée. C'est une randonnée aménagée sur une ancienne voie ferrée. Elle commence sur un viaduc derrière l'opéra bastille et se terminer dans une coulée au bords du bois de Vincenne. C'est plein d'ombre, de plantes, de roses, d'arbres et d'oiseaux. Ceux qui me connaissent se doutent que j'ai trippé. Ça s'est poursuivi par une sieste dans l'herbe au bois de vincenne puis retour à la maison. Dimanche matin avant de partir ma journée, je suis tombée sur un texte, ça m'a touché alors j'ai décidé de le partager. En le lisant vous aller comprendre pourquoi.
Je vous souhaite cette même volupté, merci à Philippe Delerm, l'auteur, pour ce petit moment de bonheur un dimanche matin en prenant un café.

La liberté du labrador noir, sa laisse dans la gueule
Cette liberté-là, seul l’été peut la donner. Le maitre ne semble l’éprouver que par procuration. Il a beau traverser le pont Louis-Philippe, jeter un coup d’œil aux hôtels particuliers de l’île St-Louis, il est pris par le rythme de son footing ; l’estimation de son aisance, la satisfaction de sentir la sueur dégouliner pour attester l’effort. Mais du labrador noir quelques mètres devant lui, on ne saurait dire qu’il court. Cette façon d’enrouler les pattes avec un évident délice mérite un autre verbe. Se baguenauder. Il ondule de plaisir, et tout le territoire urbain qui s’offre à lui n’est qu’un grand terrain vague nomade, neuf comme la fraîcheur d’eau de ce matin à déguster à pleines pattes – déjà, imperceptiblement, la chaleur guette. Tee-shirt et caraco : les rares passants croisés ont résolument opté pour le risque de canicule. Avant d’en éprouver les premiers désagréments, ils s’arrêtent en souriant pour déguster la félicité du labrador noir. Elle n’aurait rien de fascinant s’il n’y avait ce tout petit détail qui change tout : il tient sa laisse en travers de la gueule. Il y a donc une laisse. Elle doit bien servir quelquefois, davantage au printemps, en automne, en hiver, quand la ville est surpeuplée. Pour traverser les avenues, affronter les trottoirs bondés. Mais voilà, c’est l’été, il n’y a plus ni dieu ni maître. Ou plutôt si. Un maître différent qui abandonne les clés de son pouvoir, tout est possible. Le chien semble plus joyeux. Heureux, oui c’est cela qui a fait arrêter les passants. Cela va jusqu’au bonheur, cette façon d’arborer entre les crocs ce qui devrait l’assigner à dépendance, et lui donne une éclaboussante liberté. La morale de La Fontaine est bafouée. Il n’y a pas d’un côté les loups faméliques et libres, de l’autre les chiens prisonniers et replets, au cou marqué d’un signe d’infamie. C’est une complicité subtile. Le maître soigne sa condition physique, sérieux et concentré en apparence. Mais comment ne pourrait-il se dire que l’essentiel est là, quelques pas devant lui ? Fomenter ce coup-là, c’est forcément le partager de l’intérieur. La vie nous tient en laisse, mais nous laisse parfois tout un matin léger. Un bonheur vadrouilleur de labrador, en travers de la gueule, en deçà des mots.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Allo!Marcelle vient de m'envoyer tonblog que j'ai commencé à lire.Quelle belle vie à Paris et en France.Je vais te donner mon adresse courriel:pierde@sympatico.ca
J'ai fais un très beau voyage au Portugal en compagnie de Anne Nuno et Amélia:visite du nord au sud,rencontres-repas avec la parentée de Nuno et des amis de Nuno qui vvivent ou résident maintenant là-bas.Profite bien de tout ce qui t'arrive,
tonton Pierre xxxx